lundi 31 décembre 2007

A bientôt pour de nouvelles aventures

Voilà, ça devait arriver, ce blog est officiellement arrêté. Merci à celles et à ceux qui l'ont fréquenté, qui l'ont alimenté de compte-rendus... (et encore plus à celles et ceux qui ont acheté le livre, souvent les mêmes). Sincèrement, ça a été une expérience très plaisante à mener.
Je ne doute pas que les fans de Miossec trouveront sur le net (le site officiel, le blog de Linda, etc.) d'autres espaces pour exprimer leur passion pour le Brestois.

Mon autre blog continue lui, je ne change pas d'email. Je ne vous souhaite pas encore la bonne année 2008 parce qu'au moment où j'écris ça on est encore en 2007 et ça porte malheur. Ce qui serait pas mal, c'est qu'à un niveau général elle soit moins pourrie et corrompue.

A bientôt
Vincent

lundi 24 décembre 2007

Les Aventuriers

Miossec au Festival les Aventuriers
( 22/12/2007, Salle Jacques Brel, Fontenay sous Bois )

Christophe a bien participé à la Nuit de clotûre du festival Les Aventuriers, Kay-Li, grande fan du Brestois s'il en est, nous raconte :
"Le 22 décembre dernier, Miossec était bien présent lors de la soirée de clôture du Festival les Aventuriers qui s’est tenue à la Salle Jacques Brel à Fontenay sous Bois.

Il est passé en deuxième juste après Jeanne Cherhal et avant Brigitte Fontaine. Il a chanté : "Nathalie" de Nino Ferrer, "La fidélité", "Osez Joséphine" de Bashung. Thomas Fersen l’a rejoint pour le morceau "Quelqu’un de bien" - désolée, je ne sais de qui est le morceau .
Un peu plus tard dans la soirée, pendant le concert de Thomas Fersen, Christophe est venu chanter avec lui sur "Va savoir" ( je ne suis pas sûre que ça soit le titre de la chanson ) .

La prestation de Miossec fut bien mais un peu courte. Mais je dois dire que c’est lui qui a chanté le plus de morceaux. A-t-il eu ce privilège parce que son anniversaire tombait deux jours plus tard ? Les autres chanteurs ont juste interprétré deux titres de leur répertoire et une reprise d’un morceau d’un autre artiste".
Merci à Kai-Ly de nous faire partager ces émotions de spectatrice...

samedi 22 décembre 2007

2008 ?

C'est une tradition à laquelle il est difficile de déroger... Donc bonne fin d'année (et les fêtes correspondantes) aux lectrices et lecteurs de ce blog, ceux qui viennent régulièrement et ceux qui l'ont fréquenté une fois, ceux qui ont aimé En Quarantaine ou l'ont détesté, tout le monde.
C'est la trève des confiseurs, le moment où l'on fait tous semblant d'être frères et soeurs avant que la gueule de bois du début de l'année suivante nous rappelle à la réalité. Profitons-e

vendredi 14 décembre 2007

Hotte d'or

Voir En Quarantaine présent dans le supplément cadeaux de Nöel des Inrocks ça me fait plaisir pour plein de raisons. Les avouables : j'y ai collaboré pendant sept ans et ça reste les gens qui m'ont permis les premiers d'écrire sur la musique alors que j'arrivais juste de mes Vosges natal(e)s. Et puis Jean-Daniel Beauvallet, rédac chef adjoint, a fait beaucoup pour Miossec et parle dans le livre.

mercredi 5 décembre 2007

Pas de quartier





Avec beaucoup de retard, je prends enfin le temps (alors que je n’en ai pas plus qu’avant) de parler de Pas de quartier qui a été un de mes livres de chevet, un de ceux que j’ai ouverts avant de m’endormir – parce qu’il était tard, non pas parce qu’il est ennuyeux !
Edité par les copains de l’association La Blanche, Pas de quartier (à ne pas confondre avec l’association du même nom) est un recueil de textes inspirés par les dessins de Bernard Polard. Des dessins de Brest, des bouts de ville, de vie, des rades jusqu’à la rade. A leur vue, les rockers du coin et autres agitateurs de la scène brestoise, Stourm (qui se taille la part du lion comme on dit), André Guyormarc’h ou Olivier Polard ont couché souvenirs de quartier ou anecdotes brumeuses, joyeuses tranches d’existence et regrets vivaces. Pour moi qui ne suis allé qu’une fois à Brest, je ne me suis pas senti trop dépaysé. Les gens de la Blanche destinent ce livre à « tous les gens qui ont vécu, souffert, aimé dans cette ville dure et exigeante, et tellement vivante qu’elle palpite encore comme une plaie ouverte : Brest ». Celles et ceux qui ont craqué sur Boire seront en terrain connu par procuration.
Pour commander ce joli livre, on peut aller ici

http://www.myspace.com/bernardpolard


vendredi 9 novembre 2007

Les Aventuriers

Chaque année, le festival des Aventuriers à Fontenay Sous Bois (94) se distingue par une soirée de cloture spéciale où plusieurs artistes jouent ensemble des chansons à eux, des reprises, etc.
Après Aubert, Cali, Bashung, Daniel Darc etc le casting de cette année comprendrait : Bashung (one more time), Thomas Fersen, Brigitte Fontaine (qui serait la maîtresse de cérémonie, Mathias Malzieu de Dionysos, Olivia Ruiz, Thiéfaine... et Miossec ! Le concert aura lieu le 22 décembre, les plus fans d'entre vous pourront apporter à Christophe un cadeau d'anniversaire (qui tombe deux jours plus tard). Bien sûr, cette programmation est sous réserve et peut encore changer comme Christophe d'avis, etc.
Bref, pour tout renseignement (puisque le festival ne se limite pas à cette soirée) : www.myspace.com/festivalaventuriers

mercredi 7 novembre 2007

Miossec à Rennes : le compte-rendu de Kai-Ly

(Kai-Ly nous fait l'amitié d'un nouveau compte-rendu, après celui de l'Olympia. Cette fois-ci à Rennes, donc, pour la dernière date de la tournée.
C'est parti - merci à elle, of course...)
16H15: le train en provenance de Paris arrive à Rennes sous un soleil radieux. Qu'on arrête de me dire qu'il pleut tout le temps en Bretagne! Le temps de déposer ma valise à l'hôtel et de faire un tour en centre-ville c'est déjà l 'heure d'aller au concert.

19h30: ouverture des portes. Je me mets dans un coin pour lire mon journal. L es gens arrivent au fur et à mesure. Au final nous étions 500 personnes pour une salle qui peut en contenir jusqu'à 850.

20h45: Valerie Leulliot monte sur scène avec ses 2 musiciens. Je ne suis pas très fan mais j'avoue qu'elle est fort charmante et qu'elle a une très jolie voix. Ses chansons seduisent le public . Il n' y avait pas un bruit dans la salle !

21h20: changement de plateau. Je sors dans la cour pour prendre un verre à la buvette et descendre dans les toilettes au sous-sol. Quel horreur ces WC! C'est quoi ces chiottes en face des urinoirs! Ca pue, c'est crade et y a même pas de lavabo pour se laver les mains! On va limiter la boisson pour éviter ce lieu crado !

21h40: Miossec arrive avec ses musiciens. Après une interprétation approximative de "La fidélité", Christophe rectifie vite le tir. Il chante ses meilleurs titres: "Maman", "Mes crimes", "Que devient ton poing", "30 ans", "Brest", "Les Bières", "La Facture", "Le Loup dans la bergerie", "Je m'en vais", "Le Défroqué", "Rose", "La Mélancolie", "Pentecôte". Il montre qu'il est heureux d'être là pour la dernière de sa tournée. Entre 2 morceaux, il glisse un petit: " Chef, une petite bière, on a soif !".

22h40: 1er rappel. Christophe revient avec ses musiciens qui pour le fun avaient revêtus une combinaison. Ca faisait les gros musclés qui pratiquent" body building". Il a repris "Nathalie" de Nini Ferrer. A la fin du morceau, paniqué il se dirige vers son pupitre et tourne les pages de son classeur à texte. Merde, s'exclame t-il je n'ai pas les paroles. Il a dû les retrouver. C'était impec pour "Osez Joséphine" de Bashung. Avant de chanter "Non, non, non" 2éme interlude avec " allo papa tango charly".

22h55: 2ème rappel. Les musiciens reviennent mais ont remis leurs vêtements habituels. Miossec lance " allez disco ". Reprise version disco-électro du "Courage des oiseaux" de Dominique A . Ensuite il chante "Dom tom". Sur "Brûle" c'était free-style, il n' a pas arrêter de dire des sottises. Le concert se termine par "Ainsi soit-elle". Comme c'est la der des der, Christophe est généreux avec le public. Il lui balance bouteilles d'eau, classeur et donne son pupitre à une personne au 1er rang.

23h20: la salle se rallume. Allez pour la dernière, les roadies jettent set-lists, tambourin, archers de violon, baguettes de batterie. On a passé un bon moment. Tout le monde sort de la salle avec le sourire."

Printemps Noir en live

Alerté par une lectrice (merci Linda !), je m'empresse de partager avec vous cet extrait du film de 52 minutes intitulé Le Petit Bleu de la rue de Siam, réalisé par Michel Vuillermet et Alain Dister pour les Enfants du Rock en 1983 (mis en ligne par une bonne âme). Les deux auteurs précités ont en effet réalisé une sorte d'état des lieux du rock en France au début des années 80, une plongée aussi musicale que sociologique dans les milieux rock, les vrais, un peu fauchés mais ultra-motivés. J'ai déjà vu celui sur Sochaux, les jeunes de l'époque y racontaient ainsi avoir le choix entre la "Peuge" (les usines Peugeot) et le salut par le rock...
Trêve de digression, ce passage du Petit Bleu est consacré à Printemps Noir, le groupe de Christophe Miossec alors qu'il avait 17 ans (lire ici ma précédente entrée sur le groupe). On l'entend, ainsi qu'Olivier Borel le guitariste, parler de Brest mais aussi de Jean Genet. Et puis on a droit à un morceau de Printemps Noir avec au chant Eric Cessou (qui intervient dans En Quarantaine), un des très rares témoignages sonores du groupe - il doit y en avoir un autre à l'INA, celui de l'Echo des Bananes. Ne pas manquer non plus la discussion autour d'un thé des mères des jeunes musiciens dont Marie-Paule, la maman de Miossec (c'est elle qui parle le plus).
Je finirai par citer Christophe, des propos extraits du livre :
"Nous sommes aussi apparus avec d’autres groupes brestois dans un reportage de Michel Vuillermet et Alain Dister pour les Enfants du Rock. Ils s’étaient déjà déplacés au Havre, à Sochaux. Ils tournaient des vrais films en caméra 16. Leur boulot avait une base sociologique, la musique y occupait un niveau secondaire. Ce qui les guidait, c’était de montrer la réalité des petits groupes locaux. J’étais excité, j’ai dû d’ailleurs suivre tout le tournage et manqué l’école aussi cette fois. A un moment dans ce reportage, on me voit parler de Jean Genet…un plan assez drôle ou ridicule".

ROCK A BREST - 2/2

jeudi 1 novembre 2007

Vos impressions


Vu que je n'étais pas à l'Olympia pour cause d'étourderie mentale, voici les quelques avis qui m'ont été laissés par vous. Ces avis n'engagent que leurs auteurs mais doivent se respecter (je me suis permis de reprendre des commentaires laissés plus bas)... Bien sûr, il y a plus à lire sur le forum du site officiel.

...j'aurais tout de même bien assisté au concert.

On commence par le compte-rendu de Kai-Li, très précis :


"Contrairement à ce que je pensais, le concert n’était pas « complet », j’ai même vu des personnes acheter leur billet à l’entrée. Moi j’avais déjà pris ma place depuis longtemps à la FNAC et j’ai opté pour une place debout. Je préfère voir Miossec debout, assis au balcon loin de la scène, non, désolée, je ne peux pas.
En 1ère partie il y avait le groupe belge Zita Swoon . Je n’ai rien à redire. C’était super bien leur pop, le chanteur et les choristes sont d’excellents vocalistes.
Quant au concert de Miossec, c’était excellent , il s’est donné à fond pendant 1h30 avec ses musiciens. La set-list était presque la même que lors de son passage à l’Olympia en mars dernier sauf que les morceaux n’étaient pas dans le même ordre. Elle était essentiellement composé des morceaux des 3 derniers albums : "La facture d’electricité", "Maman", "La Mélancolie", "30 ans", "Le loup dans la bergerie", "Brest", "Rose", "Je m’en vais", "Pentecôte", "Tonnerre", "Le défroqué", "Dom Tom", "Ainsi soit elle"… Et puis il y a eu les incontournables : "La fidélité", "Non, non, non (je ne suis plus saoûl)", "Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement". La chanson "Que deviens ton poing quand tu tends les doigts" n’est pas la plus connue mais Miossec la chante à chaque concert. Je ne sais pas pourquoi . Je regrette qu’il ne chante plus certains morceaux comme "Recouvrance", "Le cul par terre", "Crachons veux-tu bien" , "Madame", "Evoluer en 3ème division" .Lors d’un des rappels on a eu le droit à une reprise de "Nathalie" de Nino Ferrer et de "Osez Joséphine" de Bashung. Il n’y avait pas d’invités sauf le chanteur de Zita Swoon qui est venu faire le chœur final sur "La mélancolie".

Sur ce concert, il n’y a pas eu trop de plantage . Sur "30 ans", j’ai trouvé que Christophe ne chantait pas trop en rythme avec le piano . Pour "Rose", il s’est amusé à modifié une ou deux phrases et pour "Brûle" il a chanté deux fois le même couplet.
Au niveau de l’ambiance, ça ne bougeait pas trop dans la fosse mais là où je me trouvais ça chantait , il y a eu quelques vannes échangées entre le public et Miossec. A un moment donné, je ne sais pas ce qui s’est passé, Miossec a demandé aux gens du 1er rang de se calmer.
Sur scène, j’ai bien aimé le jeu de lumières .
Je retourne voir Miossec pour la dernière date de sa tounée le 5 nov à Rennes . Je ne l’ai jamais vu en Bretagne . Je l’ai toujours vu en région parisienne depuis 1997. J’ai envie de voir à quoi ça ressemble un concert de Miossec avec le public breton
".




Sophie, (un poil) déçue :

"Eh bien moi, j'ai été un poil déçue. Les premières chansons ont un peu cafouillé; répétition de phrase, chanteur un peu à l'ouest, avec une attitude un peu étrange (j'y voyais pas beau comme on dit dans un certain coin de province!). Je ne le sentais vraiment pas dans le concert. Alors je ne sais pas si c'est ce début qui a fait effet miroir sur le public, mais je n'ai pas réussi à me mettre dans l'ambiance Et le public n'a pas été très chaleureux non plus (du moins dans les gradins). Pour le reste du concert, il s'est bien repris, les enchaînements étaient bons, pas besoin de feuilles pour se souvenir des paroles, deux reprises sympathiques (Bashung et Ferrer), des échanges avec le public, bref, rien à redire, mais...

Par contre, ses musiciens sont très bons et un petit plus pour le violoniste qui a fait des sons incroyables avec son instrument. Musicalement, ce concert est meilleur que celui vu il y a 3-4 ans, mais le bonhomme n'y était pas (du moins pas au début), et du coup, moi pas trop.Ceci n'est que mon ressenti, en aucun cas une critique (je retournerai le voir forcément :p)"



Linda, précise mais pas dedans :


"Miossec fait son entrée : « Bonsoir.. Merci à Zita »


"La fidélité" : Quel plaisir de voir le concert commencer par cette chanson. Et même temps c’est le moment où l’on découvre le personnage.. Compliqué pour moi, on écoute ou on regarde (je me dis… ah Miossec, c’est lui à qui je voulais transmettre une lettre et ca me fait sourire). Ca commence bien… « Bonsoir »


"Maman" : bonne prestation. Il y met toujours du cœur. C’est mignon.


"Mes crimes : le châtiment" Chouette.. je pensais que ce titre ne serait pas joué comme il est pas dans le Brest of. Il la maitrise bien cette chanson.. Très très bonne chanson. Il mélange volontairement le texte.. A Blois c’était à peu près ca..


"Les poings" : Les titres sont enchainés sans même qu’il fasse une coupure ni même qu’il tourne ses feuilles pour voir où il en est. Les personnes qui sont dans la fosse doivent percevoir Miossec différemment. Il a fait l’ancienne version je crois. Je me rappelle pas de « tout devient possible »


"30 ans" : Je suis partie ailleurs ! Je déconnecte vite. Je me dis que dans toute cette merde j’ai eu la chance de « croiser » Miossec. Merci d’avoir chanté chez moi, j’en avais bien besoin. « Tant pis pour les victoires et tant mieux pour les défaites » Ca me fait réfléchir, oui on se sent toujours aussi bête au final.. Le guitariste assure et se distingue bien des autres musiciens. A la fin de 30 ans, le violon.. Présentation du violoniste par Miossec.


"Brest" : La chanson est calme, beaucoup d’émotion. Les religions et moi… ca fait plus que deux.. mais je souhaite à Miossec tout le bonheur de monde et merci merci… Et pareil pour mon copain..


"Les bières" : qu’est ce qu’on fait dans la mezzanine.. La version n’est pas très à mon gout. Je ne retiens pas de souvenirs particuliers.. Pourtant les bières… Ca sautille devant et je commence à avoir mal aux jambes.. On est mal assis à l’Olympia.. J’ai pensé à tous ceux qui sont passés ici.. Je m’attendais à une magie. Rien, que dalle. J’ai pensé à tous ceux qui y sont passés récemment.. La Star Ac par exemple.. j’aime pas cette idée.. Ma petite salle municipale est magique (pour nous bien sur).. Je me fiche de l’Olympia.


"La facture" : Cette chanson et moi… Moi je dis « Je prends une photo ? Regarde devant ils en prennent même avec flash » On me répond : « Tu vas tout rater si tu prends des photos - Je n’aime pas cette chanson » Beaucoup d’applaudissements à la fin. Je me sens encore à coté de la plaque.


" Le loup" : J’ai envie de sortir.. La musique de cette chanson me met à l’aise… Ca ne me laisse pas indifférente, c’est certain. Qu’on est mal assis ! Beaucoup de complicité avec le guitariste.. Il se détache vraiment du groupe. Et puis je le trouve « sérieux ». J’avais pas trop fait gaffe à lui dans les concerts précédents. Allez une autre chanson !


"Je m’en vais" : Il se met souvent sur les genoux, plus souvent sur le gauche… C’est nouveau je crois.. Il se relève bien.. C’est marrant parce qu’il utilise souvent le verbe s’agenouiller et je me demandais s’il le pouvait encore.. Mon copain y a pensé aussi.. C’est chiant pour sa jambe quand même.. Miossec, prends soin de ta jambe…


"Le défroqué" : Faut que je me concentre sur le concert.. Pourquoi il dit rien… il enchaine, il enchaine.. il est pas content ? il est fatigué ? » Ceux de devant ont plus de chance ! Le violon à la fin de la chanson.. Ca me laisse indifférente. Miossec et une guitare ca me va (quand il se gratte le ventre des deux mais c’est pour qu’on lui amène sa guitare..)


Rose : Sur le forum officiel, y a une Rose... Myoline est vraiment tarée !


"La mélancolie" : J’aimerais bien qu’il parle un peu entre les titres… Zita truc (pardon) l’accompagne. La mélancolie c’est communiste oui… (la mélancolie ca voulait dire dépression avant. Miossec m’a fait plus d’effets que des antidépresseurs. (un bisou pour mon amoureux) Zita c’est comme Cali… j’aime pas trop sauf son accent (le son n’était pas extra.. J’avais pas compris quand le Zita parlait lors de sa prestation (1ere partie) Pendant les derniers instants de la chanson : Miossec se met dans un petit coin et le Zita termine la chanson.. Il part.. Miossec le présente.. Ah il s’appelle Steph (Stef ?).


"Pentecôte ": Miossec chante, dit « calme, calme, oh ! » (ca s’agite devant) et reprend sa chanson.. (y avait aussi une femme qui a couru au départ du concert, elle allait vers Miossec, elle a été dégagée…) Ah il dit « Paris, Paris » parfois entre deux titres.. Je ne sais pas si c’était gentil. Ils sortent tous.

Le retour. Miossec présente les musiciens. Bravo ! L’autre fois c’était tout à la fin du concert, ils étaient tous partis.. Il restait que les instruments.


"Nathalie" de Nino Ferrer : Il massacre la chanson.. S’excuse.. Parle d’un truc qu’il y aura à Paris Plage.. Je crois…


"Osez Joséphine" : Très bien. Facile aussi c’est du Bashung… C’est bien Bashung ! Il dit que le titre « c’est Alain ». Miossec tu assures mais je préfère quand c’est Bashung. Il parle un peu avec les gens qui sont devant. Il leur demande ce qu’ils veulent.


Une demande surement "Non non non" : Le public chante avec lui… Sortie.. Retour.. Il revient vite. On l’empêche de fumer peut être dans les coulisses.


"DOM-TOM" : Il répète plusieurs fois à la fin « à la mémoire, à la mémoire… Je pense à Brel et aux personnes qui sont passées ici.. (le public notamment) Quelques échanges avec les gens de devant… On est cons là en haut et j’ai mal aux fesses !Merci pour les larsens aussi ! Y a un truc qui est « inadmissible » d’après Miossec. « funky, funky » tout le monde rigole.. « funky, funky Paris »


"Brûle" : Bien sympathique


"Ainsi soit il" de Perros : Sublime ce texte ! L’histoire des membres très sympa.. Si sympa que Miossec se répète.. Il remarque qu’il se répète.. il dit un truc comme « Je viens de dire la même chose » en plein milieu du titre.. C’est un sacrilège de se planter sur un titre comme ça. Il finit le concert par « Georges Perros Georges Perros au lieu d’acheter des cd à la con » « et Zita » (truc)

On se lève… Je suis broyée… Mes fesses !!! Merci pour les coups avec le micro dans le pied du micro et merci d’avoir balancé le pied du micro une fois… Ca veut dire quoi ca ? Comme balancer une bouteille d’eau dans le publicJuste Miossec et le guitariste sur scène m’aurait suffi. Miossec n’avait pas l’air en forme. Fatigué ? Où ca vient de moi ? Je me suis intéressée à l’homme plus qu’au chanteur.J’ai largement préféré les deux autres concerts que j’ai vu. La salle de l’Olympia ce n’est pas si terrible !


Merci à celles qui ont participé (pour une fois, le féminin l'emporte haut la main sur le masculin !) La photo est de Linda.

mercredi 31 octobre 2007

Bashung bis

Personne ne me dit rien... Apparemment Christophe reprend "Osez Joséphine" de Bashung (comme hier soir à l'Olympia où je n'étais pas parce que j'avais acheté des billets pour ça sans faire gaffe que ça tombait le même jour ) !

Mini-scoop : session de rattrapage en décembre avec dans le Taratata du mois une version avec Yann Tiersen...
Dernière minute : un spectateur du concert de Miossec du 21 à Lausanne a filmé ladite reprise :
Merci à Linda pour m'avoir alerté !

lundi 29 octobre 2007

Rendez vous manqué

Je devais être mardi 30 octobre à l'Oympia. Et puis je me suis emmêlé les pinceaux dans mon agenda et finalement je ne serai pas là. Je vous propose donc de m'envoyer par mail vos compte-rendus persos que je mettrai en ligne le plus vite possible.
Bon concert à celles et ceux qui vont à l'Olympia ce soir et aux autres qui iront le voir à Annecy et ailleurs.

PS Je pensais que l'Olympia était le dernier de le tournée mais je crois avoir confondu avec celui de mars dernier !

mercredi 24 octobre 2007

Que la terre tremble !

Bizarrement, on en parlait il y a pas longtemps (dans les commentaires du "bulletin" sur "Rose" par Frandol) et, coïncidence, la chanson va refaire surface. Je parle du texte de "La Terre a tremblé" écrit par Miossec pour Khaled il y a quelques années lors du tremblement de terre en Algérie. Ce morceau, resté inédit jusque-là pour des raisons qui me sont inconnues, fait partie des deux inédits qu'on trouvera sur le best of de Khaled qui sort fin novembre. Le 26 exactement.

vendredi 19 octobre 2007

Le saviez vous ? Moi pas

Grâce à Mr Polard de Brest, j'ai très récemment découvert le 5 titres de Frandol, sorti en 2000. Dessus, en plus d'une excellente version des "Papillons noirs" de Gainsbourg, une chanson co-signée avec Miossec, "Rose". L'homonymie trompeuse avec une de 1964 m'avait toujours fait penser que Christophe avait recyclé le texte pour son compte. Que nenni. Il s'agit de paroles complètement différentes, beaucoup plus sombres.
Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, le texte a été reproduit sur le site de Christophe tenu par Laurence (que je salue par la même, salut Laurence) :
PS et merci à Olivier pour le cadeau...

mardi 16 octobre 2007

Deportivo


Je m'excuse auprès de celles et ceux qui sont déjà au courant mais je voulais signaler la sortie très prochaine (next week) du deuxième album de Deportivo, sans doute un des meilleurs groupes de rock'n'roll français. Sur ce disque à la pochette aux allures de fable énigmatique (un renard, une clé, une poule), on trouvera la reprise de "Les Bières", déjà interprétée sur scène. La version studio est d'ailleurs conforme à ce qu'on pouvait entendre lors de la tournée 2005-2006. Si je ne me trompe pas, une partie de Louise Attaque y participe (surtout le violon d'Arnaud Samuel).

L'année dernière, alors que Miossec venait d'interpréter deux chansons de L'Etreinte avec Zita Swoon au festival Paris Plage Indétendances (une prestation qui ne sera pas restée dans les annales), j'avais croisé le chanteur de Deportivo qui, avouant son admiration pour le bonhomme Miossec, avait évoqué la possibilité d'inclure cette cover sur leur deuxième album. Parole tenue ! Personnellement, je trouve ça bien qu'un jeune groupe s'empare d'une chanson qui n'a pas un quart de siècle (8 ans seulement) et assume assez l'influence d'un chanteur contemporain pour la souligner ainsi.
Nouveauté : une prestation live des "Bières" par Deportivo...

mercredi 10 octobre 2007

Les réponses

Bonjour à tous.
Déjà, suite à vos sympathiques messages, le blog va continuer. Il me semblait nécessaire, presque un mois après la sortie du livre et deux mois après le démarrage de voir si ça servait à quelque chose de continuer, j’ai eu ma réponse.

Voici maintenant les vôtres (de réponses) aux questions que vous m’avez posées – dans le désordre ou plutôt dans un ordre plus logique.

Première question, posée par Corine :
« Quelles ont été tes motivations pour écrire un livre sur Christophe Miossec et as tu été surpris parfois par le personnage ? »

L’idée s’est imposée à moi comme une évidence après avoir passé un après-midi avec Christophe (épisode que je raconte dans le livre) au moment de la promo de 1964. J’étais là pour l’interviewer (à l’époque pour l’Hebdo de Virgin) et on avait discuté pendant deux heures. En sortant de son hôtel, j’ai eu un flash : le personnage Miossec possédait (possède toujours) une complexité et un parcours qui méritaient qu’on s’appesantît dessus plus largement. Ce qu’on entrapercevait de lui dans les articles constituait une portion du bonhomme, très bon client pour les journalistes de presse écrite et en même temps très pudique. De mon côté, j’en étais arrivé au point dans ma petite carrière où j’avais envie d’horizons plus larges que ceux d’un article. Depuis son irruption avec Boire, je le suivais pas à pas et ses chansons me servaient un peu de leçons pas très sages adressées par un mec ayant dix ans de plus que moi (je suis né en 74). Une fois journaliste, j’avais continué (je l’avais rencontré pour Brûle, voir premier billet de ce blog). Il y avait donc pour moi à la fois un intérêt personnel (celui de rencontrer quelqu’un d’important pour moi) et un intérêt journalistique.

Deuxième question (posée par une gentille anonyme) : « Miossec disait qu'il ne voulait pas écrire, les étalages des librairies étant déjà amplement fournis, mais comme on dirait qu'il dit souvent le contraire de ce qui adviendra...comment s'est il laissé convaincre par une bio ? ».

On peut le dire, les réticences de Christophe ont été très longtemps vivaces. Effectivement une sorte de bio pour un chanteur de 40 ans, ça fait un peu jeune. Pendant les quelques mois où j’ai cherché un éditeur, il doutait de la pertinence du bouquin. A partir du moment où les éditions Flammarion ont manifesté leur intérêt, ça s’est un peu arrangé mais il n’était pas rare qu’après une séance d’interview pour En Quarantaine Christophe lâche : «je ne sais pas qui ça va intéresser ce bouquin… »
En même temps, l’idée n’était pas de livrer sa biographie et de l’enterrer vivant, elle consistait davantage à raconter son parcours, celui d’un homme qui s’est découvert chanteur à 30 ans et avait une épaisseur que beaucoup de ses collègues au parcours plus rectiligne ne possédaient pas. Pour moi, il était intéressant de raconter Miossec le musicien (anecdotes sur les albums, etc.) mais encore plus ce qui précédait, cette trajectoire un peu unique. En Quarantaine ne se veut pas une biographie, plutôt le reflet d’un artiste qui fait le point, les 40 ans arrivés (d’où ce titre assez malin je dois dire, d’autant plus qu’il n’est pas de moi puisqu’il vient d’une de ses chansons).
Enfin, je crois que s’il s’est laissé convaincre, c’est surtout parce qu’on s’entend(ait) bien, il y a une vraie complicité entre nous qui légitimait le projet, le rendait viable. Christophe n’aurait jamais accepté si on n’avait pas rigolé un minimum ensemble (et on a ri). Il a même dit à l’éditeur qu’il n’aurait pas fait le livre avec quelqu’un d'autre (?).

Troisième question posée par Corine :
« As tu été surpris parfois par le personnage ? ».

Oui, constamment. Déjà par son appétit de musique, de littérature, d’actualité… Nos différents rendez-vous commençaient souvent (et finissaient) par des échanges passionnés sur nos derniers coups de cœur respectifs. Christophe a des goûts assez larges qui vont de Captain Beefheart à My Bloody Valentine en passant par Zita Swoon, Camille, etc. On ne peut pas dire qu’il soit seulement centré sur la chanson française.
Et puis il est toujours en mouvement, ébauchant dans sa tête son prochain coup, son prochain album. Il est peu prévisible et possède sa propre logique qui échappe à tous et reste pourtant claire dans sa tête (j’ai l’impression, je ne l’ai pas psychanalysé, hein).

Quatrième question posée par Francis Hébert :
« Quelles ont été les restrictions de Miossec pour le livre? De quoi ne voulait-il pas parler? »

Je crois que dés le départ j’ai été clair avec lui, le livre n’allait pas se faire contre lui mais avec lui. Il était hors de question de profiter de notre complicité pour le mettre lui en porte-à-faux ou je ne sais quoi vis-à-vis de son passé… Lui qui est assez pudique ne voulait simplement pas trop en raconter sur sa vie privée (les copines, les séparations…), chose que je comprends très bien. Il y a toute la sphère intime de sa vie que lui voulait à juste titre préserver. De toute façon, il n’était pas nécessaire non plus de rentrer dans les détails. J’ai lu que certains fans de Miossec s’inquiétaient à propos du livre de se retrouver avec un Voici de 300 pages, il n’en a (évidemment) jamais été question. En revanche, il était nécessaire d'évoquer l'incident avec Air France et surtout sa petite expérience de prisonnier (ce qui, perso, m'intéresse plus que de savoir les circonstances exactes de l'incident avec le steward... pour anticiper votre question).
De toute façon, il était prévu que Christophe relise, puisse ôter tel ou tel passage. Ça faisait partie de notre contrat moral.

Cinquième question posée par Adrina :
«La relation avec Miossec s'est-elle arrêtée au livre ou perdure-t-elle au-delà? Autrement dit, de la relation professionnelle est-il né une relation amicale? J'ai toujours pensé qu'il était difficile d'écrire sur quelqu'un sans y mettre de sentiment ».

Oui, Adrina, vous avez raison. Déjà, je n’aurais pas proposé à Christophe ce projet si humainement on ne s’était pas bien entendu. Ça a d’ailleurs été le point de départ, cette entente quasi-naturelle.
Quant à la relation amicale, on ne s’appelle pas tous les jours mais bien sûr qu’elle existe. J’attends d’ailleurs de revenir en Bretagne pour le voir tranquille chez lui (au moment des concerts, ce n’est jamais très intéressant, trop de monde…)

Sixième question posée par la gentille anonyme :
« A-t il des projets littéraires à votre connaissance ? »
A ma connaissance, non, mais je ne suis pas dans sa tête… Et c’est là que tout se joue.

Septième question posée par Perros :
« As-tu lu le livre sur Dominique A ? L'as-tu apprécié ? »

Non. Le journaliste fait partie d’une sale race. Il attend qu’on lui envoie les choses (rires). Non, parce que je ne l’ai pas reçu par le service de presse de Textuel et honnêtement je ne me vois pas l’acheter, ayant de très gros problèmes de place et d’autres priorités.
Mais ça a l’air d’être un beau livre, rempli de documents rares et archives de Dominique. Je dis ça, je ne l’ai pas feuilleté, j’en ai simplement vu des extraits sur le site de "comment certains vivent"…

Voilà, j’espère avoir répondu de manière satisfaisante. A bientôt, puisque notre échange va durer encore un peu…

mercredi 3 octobre 2007

Des questions ?

Après avoir essayé de présenter le livre, je me demandais si certain(e)s avaient des questions, sur... n'importe quoi, des points de détail, des trucs que vous aimeriez savoir.
N'hésitez pas à les poser dans les commentaires et j'y répondrai dans quelques jours en les réunissant. Cela me permettra aussi de savoir si je dois continuer ce blog - j'ai l'impression que vous vous êtes lassés.
A bientôt et sans censure, allez-y !

mardi 2 octobre 2007

Souvenirs de Brest











Il était un peu triste ce reportage de Brest sans photo, je l'avoue. Grâce à la diligence de mains habiles, voici les quelques photos prises avec mon appareil portable. J'aurais dû en prendre plus ! Enfin, voici quelques clichés, forcément de mauvaise qualité, du Vauban avec ma chambre, le club et enfin un échantillon du livre d'or de ce haut lieu (j'ai choisi Bourvil, dont je suis grand fan, ah, "C'était bien"...)

lundi 1 octobre 2007

Brest - la preuve

La preuve que j'y étais, le papier de Rémy Tallec dans Ouest France. A côté de moi, une figure historique de la scène rock, André Guyomarc'h.

Musiciens

Ayant démarré ce blog de manière anarchique, je me rends compte que j'ai oublié de mentionner plusieurs musiciens dont on trouve le témoignage dans En Quarantaine.
Les voici listés pour réparer cet oubli dans l'ordre alphabétique :
- Armand Gonzalez, guitariste sur la tournée d'A Prendre, ex-Sloy. Il a participé activement à l'enregistrement de la suite, un album fantôme qui sera un peu le cadavre dans le placard de Brûle. On s'est parlé par téléphone, il fait partie maintenant de Sabo, groupe assez indéfinissable (http://www.myspace.com/spaceofsabo).
- Jean-Louis Piérot : réalisateur de 1964, et co-réalisateur de L'Etreinte. Jean-Louis, je l'ai vu plusieurs fois, en tournée, en studio. Mais l'interview d'En Quarantaine s'est déroulée à côté de chez moi, dans le 14e.
- Joseph Racaille, l'arrangeur de cordes de 1964 et des reprises de Ferré et Brassens. Un bon vivant et grand musicien avec qui j'ai passé une agréable heure dans un bistrot.
- Matthieu Ballet, le bras droit de Miossec sur Brûle, celui qui lui a redonné de la flamme. Longue discussion par téléphone.
- Robert Johnson : very smart guitariste pour Miossec depuis l'enregistrement de 1964. La seule interview en anglais pour le livre.
- Yan Péchin, guitariste sur Brûle, la tournée correspondante et la moitié de 1964. Robert l'a justement remplacé. Avec lui aussi, j'ai passé un moment sympa, près du Nouveau Casino.
- Yann Tiersen, copain de Miossec, qui a déjà un peu joué avec lui et chanté en trio avec Dominique A. Il m'a donné un peu de son temps juste avant un de ses concerts, merci.

lundi 24 septembre 2007

De retour de piste


Ça y est, c’est fait. Je reviens de mon séjour brestois, court mais intense. Deux jours pendant lesquels j’ai rencontré des personnes que je connaissais virtuellement et beaucoup d’autres Brestois aussi sympathiques. Forcément, on a beaucoup parlé de Miossec et de Brest. Et j’ai dû faire face à l’étonnement général. Hé oui, comment peut-on écrire un livre sur et avec Miossec sans être allé à Brest ? Celle-là, je l’ai entendue et je dois admettre qu’une fois là-bas je me la posais aussi cette question et j’avais des regrets.
Et puis j’ai trouvé ma réponse. Avec Miossec, on avait pensé venir ensemble. Entre l’enregistrement de L’Etreinte, mon boulot d’alors à Rolling Stone et plein d’autres événements, on n’en a jamais eu l’occasion. On n’allait pas non plus le planifier, c’est pas le genre de la maison. Une virée dans les rues qui ont construit l’univers de Miossec (Jean Jaurès, de Siam, etc.) pour en respirer l’atmosphère m’aurait certes permis de mettre des images sur des mots. Mais le but était de relayer les yeux de Christophe et pas d’imposer ma vision de la ville. Si je m’étais immergé dans Brest, j’aurais pris aussi le risque de me noyer dans les sources d’information, les témoignages. En deux jours, j’ai entendu des tonnes d’anecdotes et il aurait fallu deux cent pages de plus pour les inclure. Finalement, en prenant de la distance, je suis resté fidèle à la vision de Christophe. Et je crois que les Brestois qui ont lu le livre ont bien retrouvé son attachement envers Brest, ville détruite, reconstruite. En Quarantaine, par ses mots, fait ainsi revivre le passé de certains quartiers mythiques.

Voilà, je me suis justifié comme je le pouvais.

Place maintenant à mes souvenirs de ce voyage. Je préviens : je vais abuser du mot "sympathique", ça va être écoeurant. Mais, bon, voilà, je n'ai fait que des bonnes rencontres, je ne vais pas mentir.
Malheureusement, je ne ramène pas d'images, pas de photos qui égailleraient ce "reportage". Mais je me voyais mal mitrailler comme un malade.

Jeudi 20

Arrivée à 13h30. Je fais alors connaissance avec Olivier Polard ; l’auteur de 40 ans de rock à Brest, édité par l’association La Blanche, un ouvrage qui pendant la rédaction d’En Quarantaine m’a beaucoup servi, notamment à resituer dans le temps les années Printemps Noir. Avec Olivier, on converse par e-mail depuis pas mal de temps, ça faisait donc plaisir de se voir en live. C’est en grande partie grâce à lui que je suis venu puisqu’il a pris contact avec Sylvie de la librairie Dialogues et a poussé l’enthousiasme jusqu’à jouer le rôle de l’attaché de presse. Il déborde de bonne énergie, c'est l'"historien" de la scène brestoise et en plus il a vrai un métier : il est prof d'histoire. Le guide parfait, même samedi à quatre heures du matin, respect.
Dix minutes après, j’étais au Vauban. Une institution de la scène rock et de la ville tout court, un endroit qui est à la fois un hôtel, un bar et un club, celui, d’ailleurs où Miossec a donné son premier concert en tant que tel (en première première partie de Divine Comedy avec Katerine au milieu). Charles Muzy, l’adorable patron du Vauban témoigne d’ailleurs dans En Quarantaine. Malgré un congrès de médecins, Charles s’est d’ailleurs débrouillé pour me trouver une chambre, merci encore.
Là, j’ai discuté avec Rémi Talec, correspondant de Ouest France et animateur sur la radio rock Fréquence Mutine venu m’ « interviewer ». Après, j’ai découvert la salle même du Vauban qui, même vide, dégage beaucoup de chaleur. Et en remontant avec Olivier, on tombe sur Miossec, venu voir Charles avec sa compagne. Son arrivée fait boule de neige, Bruno Leroux et David Crozon (qui font de la musique ensemble) déboulent puis Philippe Stourm avec le nouveau Charlie Hebdo dont le dessin de couv rend tout le monde hilare, Philippe Onfray, l’ancien Casse-Pipe (maintenant dans des ambiances à la Robert Wyatt), Olivier Leborgne qui fait de la musique mais dessine aussi… Et puis Dominique Leroux, frère de Bruno, photographe qui a suivi les débuts de Miossec - il y a de ses photos dans le livret d'En Quarantaine - et a fait son chemin depuis Apparemment, c’est rare que tous se retrouvent, ça a lieu ce jour là, le fruit de coïncidences heureuses et c’est assez réjouissant pour un visiteur de passage comme moi. Eprouvant pour le foie quand même. Au moment de monter dans ma chambre, Charles me prête le livre d’or du Vauban si bien que j’ai fini la soirée à chercher les dédicaces de Montand, Bourvil et les autres (Miossec aussi). De l"histoire derrière les lignes.

Vendredi 21

Après un réveil délicat, je rencontre Sylvie Jacq, la très sympathique responsable de com’ de la librairie Dialogues, puis avec Olivier Polard qui sort de cours, on se rend dans les locaux de Fréquence Mutine dans le centre culturel de Kerangoff, là même où Printemps Noir répétait au début des années 80. L’ambiance est très décontract, ceux qui l'animent ont l'air passionnés et drôles. Au micro, l’omniprésent Remy Talec qui finit par me demander quel est le dernier disque que j’ai acheté (« et pas reçu, hein », précise-t-il avec raison). Je suis très fier de ma réponse : The Clash Jukebox, soit la compilation des morceaux repris par The Clash (les originaux, donc, pas les reprises).
Après, ça a été le pied, on a déjeuné au port dans un restau de poissons (l’occasion de se rappeler qu’un bar n’est pas seulement un endroit où l’on échoue pendant des heures).
Vers 16h, direction France Bleu Brest pour une interview en direct (la seconde du jour, je frise la surchauffe d'égo) avec la journaliste Danielle Berbarhi d’une bonne humeur très contagieuse. Comme son compère à l’antenne est aussi en grande forme, cette demi-heure passe à 100 à l’heure.
Ensuite, il est temps de rallier la librairie Dialogues où a lieu la fameuse « rencontre ». Je baisse la tête à la vue des affiches annonçant ma venue et montrant ma tête de grizzli – de toute façon, le mal est fait, c'est ma tête. 18 h et des clopinettes, Sylvie allume les micros et devant une vingtaine de personnes (dont des têtes très amicales puisqu'appartenant à certains des compagnons de la veille), on parle d’En Quarantaine. Merci d'ailleurs à celles et ceux qui se sont déplacés, j'espère qu'ils et elles sont repartis plus ou moins satisfaits. Une petite séance de questions plus tard (dont celle de cette dame qui me demande pourquoi Miossec n’est pas là : parce qu’il n’aime pas les dédicaces, il ne le fait pas pour ses disques comme il me l'a expliqué), la rencontre s’achève. Pratiquement au même moment, André Guyormarc’h, disquaire historique de Brest arrive avec son amie. Lui qui est représenté dans En Quarantaine me rassure en me disant qu’il ne s’est pas senti trahi à la lecture des chapitres concernés. C'est important, il connait Miossec depuis très longtemps.
Le restant de cette journée comprendra un match de rugby valeureusement gagné, une veste tachée de vin (la faute au premier essai, pas grave), un steak tartare et une fin de soirée détonante chez Nicolas, le webmaster de la Blanche (aussi musicien, tous ceux que j’ai croisés l’étaient presque !). Olivier Polard passe une heure à changer des cordes puis entame un bœuf bluesy avec son pote Boss qui assure à mort l’électrique à la main (Olivier joue de la sèche avec ferveur), Valier, rocker émigré à Brest, se lance avec eux dans une version habitée de “Be Bop A Lula” puis interprète des morceaux à lui – il faut que j’écoute son disque d'urgence. Quant à Nicolas, il joue lui “Sea Song” de Robert Wyatt ou du Elvis Presley, des choix courageux, la classe.

Conclusion.
Pendant ces deux jours, j’ai bu autant de bières que j'ai vu de gens intéressants, passionnés, sympas (et j’en ai bu des bières). Merci à eux. Après un tel accueil, les gars, vous allez être de nouveau obligés de me supporter un de ces jours (et donc non, pas de goudron ni de plume, ouf).

lundi 17 septembre 2007

Classement Livres Hebdo

Ah, j'oubliais, En Quarantaine figure à la 50e place du dernier (ou avant-dernier) classement des meilleures ventes d'essais et documents publié par Livres Hebdo. Juste derrière Bixente Lizarazu ! Il ne reste plus qu'à monter de 49 places...

Sans blague, merci à celles et ceux qui ont d'ores et déjà acheté le livre.

Vendredi à Brest

Sauf détournement de TGV, déclaration d’indépendance de la Bretagne ou amnésie subite, je serai à Brest vendredi. Oui, ce vendredi 21 septembre. Au programme : un passage à Fréquence Mutine, venue à Radio France Bleu à 16h30 et ensuite arrivée à la librairie Dialogues à 18 h pour une "rencontre". Je suis bien embêté, mon masque en latex de Miossec n’est pas fini. Mais, bon, de toute façon, je suis un peu plus grand que lui ! Sans blague, ça va être très bizarre pour moi.

En tout cas, ça sera l’occasion de boucler la boucle vu que je n’avais pu faire un tour de Brest avec Christophe à cause de nos emplois du temps respectifs.

PS Merci à Olivier Polard et Sylvie Jacq de Dialogues !

Lundi soir chez Frédéric Taddéi

Miossec a joué en direct avec ses musiciens sur France 3 une jolie version de "Que devient ton poing" en cloture de "Ce soir ou jamais", la salutaire émission culturelle présentée par Frédéric Taddéi. Il y avait dans l'assistance Régis Debray et de Villepin. Un panel étonnant !

jeudi 13 septembre 2007

Polar


Autre invité d’En Quarantaine, Eric Linder alias Polar a réalisé il y a une dizaine de mois son coming out francophone après avoir enregistré auparavant trois albums en anglais. Jour Blanc constitue en effet sa première incursion dans la chanson en français. Avec notamment sept titres écrits par Miossec il y a plusieurs années.

Dans En Quarantaine, Polar raconte comment ils ont travaillé ensemble dans un superbe château près de Lausanne. « Je dois plus à Miossec que ses textes, je lui dois d’avoir été cette personne qui est venue dans cette maison – ma tête – et a ouvert les volets, les fenêtres et laissé la lumière entrer dedans », m’expliquera-t-il poétiquement a posteriori.
Peu de temps après cette session de travail bucolique, ils enregistreront ensemble une reprise de “La Ballade de Melody Nelson” pour un hommage collectif bien médiocre et Polar co-signera “Neige”, une chanson que, perso, j’aime beaucoup et qui figure sur Brûle.
Plus bas, vous trouverez le clip officiel du “Brasier”, un des seuls morceaux dont Christophe n’a pas écrit les paroles. Cette chanson, assez rock, n’est finalement pas très représentative de Jour Blanc qui est plus proche de la mélancolie d’un Dominique A (pour faire court) que de Luke (pour...) . C’est loin d’être ma chanson préférée de cet album, plutôt l’inverse, mais je n’ai pas trouvé d’autres images, faudra s'en contenter…


POLAR

mardi 11 septembre 2007

Radio radio 2

Parce que Frédéric Taddéi a voulu rendre un juste hommage au grand Jean-François Bizot (mort à 63 ans, quand même, ça fout la trouille) en rediffusant hier une émission enregistré avec celui-ci, le passage avec Miossec a été enregistré et devrait être diffusé le 24 de ce mois sur Europe 1.
A part ça, participer à l'émission de Jean-Luc Hees sur Radio Classique a été très sympa, Hees est un grand journaliste qui ne se prend pas la tête. Bonne ambiance dans le studio, je crois que ça s'entendait. L'émission doit être réécoutable sur le site de la radio, www.radioclassique.fr
Autrement aujourd'hui, Christophe sera l’invité d'Olivier Daude sur l’antenne de France Bleu Ile de France de 17h30 à 18h30.
Demain, il sera au « Fou du roi » de Stéphane Bern à 11h45 sur France Inter.

lundi 10 septembre 2007

J'ai reçu ça...

Voici les impressions de Corine, une lectrice inspirée, reproduites avec son autorisation :

"Au premier abord, on pense rencontrer un personnage alambiqué qui se languit et puis on fait connaissance avec un homme intègre et profondément humain : ses racines et ses coups de spleen, ses fuites et ses attachements.
Une bien belle découverte : des textes pénétrables, un humour surprenant, un chemin de vie chaotique mais assurément florissant.Ses doutes, sa timidité le rendent attachant, on voudrait parfois lui porter secours.
Et puis il y a toutes ces rencontres méritées qui font de lui un être exalté romanesque à souhait".
Vous pouvez aussi aller voir la chronique de Francis Hébert, journaliste québécois et fidèle du blog en quarantaine :

vendredi 7 septembre 2007

Revue de presse bretonne



Deux articles sympathiques qu’on vient de m’envoyer (merci Sylvie), l’un paru dans le Télégramme de Brest et l’autre dans Ouest France.
Pour continuer sur Brest, je serai, s’ils n’ont pas trouvé quelqu’un de plus intéressant à la dernière minute, à la librairie Dialogues à Brest le 21 septembre pour une « rencontre » ( ?) Ça risque d’être drôle, je vais finir avec le goudron et les plumes.
Sans blague, ça va être étrange pour moi, surtout que Christophe lui ne sera pas là.
Plus de détails ici (avec ma tronche, désolé) :

http://www.librairiedialogues.fr/evenement/detail_evenement.php?id=1209


jeudi 6 septembre 2007

Radio radio*

Place à un peu de promotion.

Le 10 septembre
Christophe parlera du livre, du Brest of et de ce qu’il veut sur l’antenne d’Europe 1 lundi prochain à partir de 15 h au micro de Frédéric Taddei (émission « Regarde les hommes changer »).

Le même jour, à partir de 19h15, on nous entendra lui et moi, au micro d’un autre grand journaliste Jean-Luc Hees dans « Hess comme société » sur Radio Classique.

Le 11 septembre
Christophe sera l’invité d’Olivier Daude sur l’antenne de France Bleu Ile de France de 17h30 à 18h30.

Le 12 septembre, il sera au « Fou du roi » de Stéphane Bern à 11h45 sur France Inter.
(*une des meilleures chansons d'Elvis Costello première période, of course...)

Dominique


Forcément, on le croise dans En Quarantaine. Dominique et Christophe ont infligé pratiquement en parallèle une claque à la chanson française, préparant le terrain à beaucoup de ceux qui ont du succès maintenant (Delerm, etc.) Christophe raconte ainsi combien l’arrivée de Dominique dans le paysage pratiquement désert des années 90 l’a fait se sentir moins seul tandis que Dominique se souvient du choc que lui a infligé Boire, le faisant se remettre en question (ce sont ses mots mêmes). Il y aussi quelques souvenirs des (premières) tournées en commun, assez gratinés parfois.
Il existe aussi une drôle de fatalité : quand l’un sort un disque, l’autre s’apprête à le faire. Ainsi, alors que Miossec livre son Brest Of, Dominique lâche un live quelques semaines plus tard, reflet de l’excellente tournée de L’Horizon. Il y aussi fin septembre un ouvrage sur Dominique (que je n’ai pas lu)… Pas de doute, un rythme semblable les anime.

On peut entendre un extrait du live de Dominique, "L'Amour" sur sa page myspace : http://www.myspace/com.dominiquea

La photo ci-dessus est une photo copyright Frank Loriou.

mercredi 5 septembre 2007

Zita Swoon

Il faut bien le dire : Miossec est depuis deux ans (au moins) le meilleur ambassadeur du groupe belge Zita Swoon. A force de le voir en concert, Christophe a rencontré le chanteur de Zita, Stef Kamil Carlens, et comme il l’avoue, il a « rougi comme un adolescent ». Car non seulement il est fan de Zita Swoon mais aussi de Deus dont il adore le premier disque, disque qu’il a découvert aux studios ICP où il venait, sous la houlette du producteur Gilles Martin, enregistrer Boire avec Guillaume Jouan et Bruno Leroux - Stef a en effet été un des premiers piliers de Deus avant de partir fonder Zita Swoon avec d’autres. Sur L’Etreinte, on croise plusieurs fois Stef aux chœurs durant “La Facture d’électricité”, au chant en clôture de “La Mélancolie”. Quant aux trois chanteuses de Radio Candip (préposées aux chœurs au sein de Zita Swoon), c’est sur “Maman” qu’on les entend.
Pour vivre l’expérience sonore offerte par le groupe, il faut impérativement le voir sur scène (Comme Zita Swoon a fait la première partie de Miossec sur la tournée de l’Etreinte, certains ont dû se faire une idée). Les Anversois, qui peuvent être jusqu’à treize sur scène, ont développé un procédé scénique d’une chaleur qui n’a égal que son efficacité. Ils jouent en effet en cercle au milieu de la salle (quand la configuration le permet), se répondant les uns aux autres dans une atmosphère très groovy. Stef Kamil Carlens a lui une présence assez shamanique, se montrant émouvant dans un registre intimiste avant de s’accomplir en bête de scène sautant partout… Je me souviens d’un concert monstrueux à l’Ancienne Belgique à Bruxelles où le public enthousiaste, entourant le groupe, a vécu à fond l’expérience. . Apparemment, un concert à la Maroquinerie parisienne – endroit qui se prête a priori admirablement à une telle disposition scénique – il y a quelques années a marqué la mémoire de ceux qui y ont assisté. Une session de rattrapage est possible chez soi via A Band In A Box qui joint le son à l’image (CD + DVD).

Vous pouvez voir ci-dessous Zita Swoon dans les rues d’Anvers pour soutenir le projet « Music For Life ».

Jintro and the Great Luna - Zita Swoon

mardi 4 septembre 2007

Le pour et le contre

Un « post » (comme disent les vrais blogueurs) un peu plus abstrait que les autres. Je voulais juste préciser qu’En Quarantaine ne se voulait pas un livre biographique lisse, une hagiographie sacralisant Miossec comme un demi-dieu. Bien sûr, j’ai beaucoup d’admiration pour le compositeur, le chanteur, et j’aime l’homme pour d’autres raisons (son intégrité, etc.). Il n’empêche que jamais dans ma tête il n’a été question de lui cirer les pompes sur trois cent pages. Attention, via les témoignages de certains de ses amis artistes, il reçoit beaucoup de compliments (qui ont dû faire rougir cet ambitieux très modeste), des compliments justifiés. Mais lui et moi on a voulu que dans En quarantaine il y ait des avis contradictoires, des opinions qui rendent les choses plus troubles. Enfin, vous verrez ça dans le livre.

On aurait pu aller plus loin mais ça ne servait à rien non plus
Quant à savoir là où est la vérité, la réponse est simple : nulle part où on puisse l'isoler. Christophe résume bien ça dans sa postface.

jeudi 30 août 2007

Brest of


Le Brest Of
« Il était temps de faire une pause, de reprendre un peu de son souffle, de poser un pied à terre et de regarder ce que l’on a pu laisser derrière ». C’est comme ça que Miossec introduit son Brest Of, anthologie d’après six albums qu’il a sous-titrée : « tout ça pour ça ».
20 titres, beaucoup et peu à la fois, des choix pour la plupart imparables, des versions single bienvenues. Et puis les inédits.
“La Fidélité”, “Que devient ton poing quand tu tends les doigts” et “Non Non Non” enregistrés avec le groupe de tournée sont excellents mais je préfère encore la version de “La Guerre”, enregistrée pour l’émission de France 2 du 6 juin 2004.
Au final, il y en aura toujours certains pour mégoter sur la sélection opérée mais voici vingt chansons qui tiennent bien debout, vingt chansons emblématiques.
Sortie le 17 septembre avec un DVD et notamment un concert de 2004, bien fidèle à ce qu’était la tournée de 1964 : assez rock et pas figée. Quand le guitariste s’appelle Robert Johnson…


Je me dois de vous signaler le joli portrait de Christophe dans le Libé du jour. Je regrette juste que le journaliste, Luc Le Vaillant, un super portraitiste par ailleurs, s’approprie à tour de bras les interviews que j’ai menées. A 95 %, toutes les citations, à commencer par celle de Juliette Gréco qui est mise en exergue, viennent en effet du livre : Jane Birkin, la maman de Christophe, etc.
Donc, forcément, comme je ne suis pas crédité une seule fois… ça énerve. Mais, bon, il faut faire avec, c’est la position inconfortable de celui qui mène les entretiens, les met en forme, etc. Et puis un livre, c’est fait pour échapper à ses auteurs. Heureusement, d’ailleurs !

mardi 28 août 2007

Hubert Selby Junior



Un autre des écrivains dont Christophe loue l’écriture et dont le nom apparaît dans En Quarantaine. Hubert Selby Junior s’intéressait aux trajectoires des paumés et des désespérés qu’il retraçait avec humour noir et un style incisif. Last Exit To Brooklyn, Requiem For A Dream et surtout Le Démon sont à conseiller (âmes sensibles s’abstenir).
A noter d’ailleurs que le roman posthume de Selby, Waiting Period, a été publié dans la collection Pop Culture, la même collection qu’En Quarantaine… (je n'essaye pas de comparer les deux livres bien sûr).

lundi 27 août 2007

L’Etreinte


Au cours des trois années de conception d’En Quarantaine, j’ai eu la chance d’être un témoin privilégié de la naissance de L’Etreinte. Ça a constitué pour moi une sorte de passionnant feuilleton artistique. Je me souviens des premières démos (notamment de “Maman”) que Christophe me faisait écouter sur son I-Pod dans le hall de son hôtel après une de nos premières interviews fleuve. Je me souviens de mon passage aux studios ICP alors que l’élégant Robert Johnson enregistrait ses parties de guitare et que les arrangements étaient en pleine création. Et puis il y a eu la tournée à trois (Jean-Louis Piérot-Robert Johnson-Christophe) en Bretagne qui permit au trio d’éprouver les nouvelles chansons en concert. Enfin, à Bruxelles, j’eus l’honneur d’entendre les versions définitives du “Loup dans la bergerie” ou “La Mélancolie”. Et j’en oublie, sans doute.
Christophe me répétait souvent son envie d’apporter du changement dans son univers, notamment musicalement. On est tous à peu près d’accord pour dire que, avec Jean-Louis Piérot et ses nouveaux compères belges, il a réussi à se réinventer. De manière amusamment paradoxale, c’est d’ailleurs ce que certains lui reprochent : de s’être éloigné de son sillon folk-rock historique, d’avoir changé. Avant, d’autres lui reprochait de se répéter. Faudrait savoir…
Sans blague, quelle chaleureuse Etreinte (et quelle belle pochette signée par le peintre Paul Bloas !)

vendredi 24 août 2007

Aujourd'hui

Hé bah voilà, le livre doit être aujourd'hui dans toutes les librairies (ou pas loin).
Je souhaite une bonne lecture à celles et ceux qui le commenceront.

PS Des agents undercover me signalent qu'ils ne l'ont pas trouvé (que ce soit à Blaye en Gironde ou à la Fnac Saint Lazare de Paris). Encore un peu de patience, ça va venir. De mon côté, je l'ai vu en magasin...

jeudi 23 août 2007

Bruno Leroux


Au recto de Boire, il avait une sacrée classe sa clope à la main. Bruno Leroux, chef de file de la scène brestoise, ex-leader des Locataires, a complété le duo Christophe-Guillaume Jouan, des premiers concerts jusqu’à son départ en juillet 1995. Ah, si des images live avaient été gardées de cette première formation pour le moins originale (un chanteur et deux guitares) ! Toujours est-il que l’on n’avait pas entendu Bruno parler de son expérience au sein de Miossec (dites moi, si je me trompe). Il m’a d’ailleurs avoué que, suite à son départ, pendant 10 ans, il n’avait pas joué de musique. C’était donc intéressant d’avoir son regard sur le départ en flèche du trio Miossec, des premiers concerts imprévisibles aux tournées bordéliques, en passant par la signature chez Pias, la participation à la Tournée de Dan Ar Braz (L’Héritage des Celtes)…

Bruno joue maintenant de la guitare avec David Crozon, jeune chanteur brestois. Leurs morceaux, chants bénéficient d’arrangements à la pop anglaise (oui, The Beatles et tous les autres) qui confèrent un charme particulier. De la chanson (en français) mais assez rock et pas tiède.
http://www.myspace.com/davidcrozon
Dernière minute, Bruno vient de m'informer de son nouveau groupe Kensico et ses "chansons populaires mélodramatiques" comme il est dit sur la page myspace http://www.myspace.com/kensicomusic Bruno y joue de la guitare, du piano et s'occupe des programmations tandis que la chanteuse Gaëlle donne de la voix (apparemment, une autre fille eest au bandonéon, je ne connais son nom). Un morceau s'appelle "Pour les cons", tout un programme !

J'en profite, j’avais oublié de signaler la page myspace de la Blanche Production (l’asso qui fait beaucoup pour la scène brestoise et son histoire). C’est réparé
http://myspace.com/lablancheprod



PS la vignette ci-dessus est un "détail" du recto de Boire, une photo de Richard Dumas, donc.

Louise Attaque

Une complicité, une proximité stylistique (entre folk et rock), des goûts en commun… parce que pas mal de choses lient Miossec et Louise Attaque, laisser une place à ce dernier groupe dans En quarantaine s’imposait.
Epatés par certaines fulgurances de Christophe, les Louise ont repris plusieurs chansons de Miossec en concert (sur leur dernière tournée, il leur arrivait de rejoindre leur excellent groupe de première partie, le très énergique Deportivo, quand celui-ci jouait “Les Bières”). Et puis Louise Attaque a ouvert pour Miossec au moment où, porté par “Je t’emmène au vent” et “Ton Invitation”, les Parisiens commençaient à cartonner (tous les protagonistes se souviennent d’un fameux concert donné à Saint-Germain-en Laye). Ensuite, Richard Dumas et Christophe tourneront un clip pour les Louise, Christophe suivra les Louise lors de leur tournée dans les arènes. Des points de convergence dans leur parcours, il y en a d’autres : une même intégrité, une même distance. Et une propension à se marrer plutôt que de se prendre la tête.
Pour finir avec les Louise, je conseille ardemment leur DVD live, Y-a-t-il quelqu’un ici ?!, vrai film réalisé par Dick Carruthers qui reflète assee fidèlement un concert des Louise de la dernière tournée, sans doute la meilleure d'un groupe français depuis longtemps...

mercredi 22 août 2007

Richard Dumas (et le cahier photos)


S’il n’est pas aussi connu aux yeux du grand public qu’un chanteur ou un musicien, rencontrer Richard Dumas a constitué un grand plaisir personnel. D’abord, c’est un des meilleurs photographes vivants, un de ceux dont on reconnaît le style, la classe. Et puis c’est quelqu’un de sacrément élégant, aux goûts sûrs en matière de musique et à l’humilité invraisemblable. Quelqu’un capable de dire : « j’ai souvent l’impression d’être un imposteur en photo. Et je pense que je le suis un peu. Il y a des tas de photographes que j’admire pour leur maîtrise technique. Moi, je suis plus à la recherche de ce que peut être une photographie. J’aime bien les accidents, je ne bétonne pas trop. Mais, bon, j’ai fait des études de maths, je peux retomber sur mes pattes techniquement ». C’est le moins qu’on puisse dire quand on voit les portraits (souvent en noir et blanc) qu’il réalise, que ça soit d’écrivains comme Jim Harrison ou Hulbert Selby Jr, d’acteurs ou de chanteurs (récemment Olivia Ruiz et plein d’autres).
Le parcours de Richard et de Christophe restent intimement liés : Boire a été la première pochette de disque que Richard a réalisée pour un artiste français. Suivront celles de Baiser et de 1964, jumelle de celle de Boire. Dans En Quarantaine, Richard revient sur ses sessions photos et sur leur complicité : « sur le choix des photos, on s’accorde vachement bien », m’a-t-il dit.
Et puis les deux se connaissent depuis bien avant que Christophe ne commence à chanter. Ils se sont croisés à Rennes au début des années 80, ont travaillé en duo (l’un en tant que photographe, l’autre en tant que journaliste) pour Ouest France. Cette première collaboration est bien sûr abordée dans le livre.

On peut voir ici quelques photos de Richard faites pour l’agence VU, avec entre autres Robert de Niro, Gena Rowlands, Kate Moss, Lou Reed, David Cronemberg et la fameuse d’Hubert Selby Junior…
http://www.agencevu.com/fr/photographes/default.asp?photographes=32

La transition est logique : il y un cahier photos dans En Quarantaine, comme dans toutes les publications de la collection Pop Culture des éditions Flammarion.
On trouvera ainsi un très beau portrait de Christophe par Richard Dumas datant des années 80, des clichés inédits datant de l’enfance de Christophe (prêtés par sa maman Marie-Paule qui a également bien voulu répondre à mes questions), d’autres provenant de la collection particulière de Christophe, des photos de Printemps Noir, des clichés de Dominique Leroux d’avant la sortie de Boire, d’autres de Philippe Mazzoni (dont une très belle du trio Christophe-Guillaume Jouan-Bruno Leroux à Brest), une photo prise en tournée en 96, une autre de Stéphanie Lenhos datant cette fois de l’enregistrement de Brûle et enfin un très beau cliché de Christophe avec Juliette Gréco signé Irmeli Jung. 8 pages en tout.

mardi 21 août 2007

Alain Bashung


J’ai eu la chance de rencontrer Alain Bashung à l’occasion de la sortie du Cantique des Cantiques sur le label Dernière Bande. J’étais d’autant plus impressionné qu’il était accompagné par sa femme Chloé Mons, Rodolphe Burger et l’écrivain Olivier Cadiot. Pour En quarantaine, c’est par téléphone que j’ai interviewé Mr Bashung (quand vous décrochez le téléphone et que vous entendez la voix de Play Blessures demander à vous parler, ça fait bizarre).

Il y a quelques années, Christophe écrivait pour L’Imprudence, un texte qui deviendra celui de “Faisons envie”. Mais Bashung et Miossec ont partagé beaucoup plus : des concerts (Miossec a notamment ouvert, « en vedette américaine », pour Bashung lors d’un Olympia) et pas mal de collaborateurs. Yann Péchin, avant de partir en tournée avec Bashung, a déjà joué pour Christophe sur Brûle, la tournée suivante, les concerts avec l’orchestre lyrique de la région Provence et la plupart des chansons de 1964 (dont une petite demi-douzaine qu’il a co-écrite). Jean-Louis Piérot, avant d’écrire et arranger pour Christophe (1964 et L’Etreinte) avait collaboré à Fantaisie Militaire comme l'arrangeur Joseph Racaille que l'on retrouve sur le même album de Bashung et sur 1964 (plus les reprises de Brassens et Ferré).

A l’inverse, Jean-François Assy et Nicolas Stevens, après avoir joué des cordes sur La Tournée des grands espaces du sieur Bashung ont rejoint Christophe pour l'excellente dernière tournée.
On n’oubliera pas non plus la patte du photographe Richard Dumas (dont je parlerai bientôt, ici) qui, après les pochettes de Boire, Baiser et 1964 a signé celle, aussi sublime, de L’Imprudence que l'on voit ci-dessus.
Et puis, au-delà du fait qu’ils ont travaillé avec les mêmes gens talentueux, je crois qu’ils partagent aussi une certaine distance par rapport à leur métier (ce qu’Alain Bashung mentionne dans En Quarantaine). Je pense qu'on pourrait lister encore une flopée de points communs ou d'intersection... On sera d'accord, la discussion s'imposait.

lundi 20 août 2007

Guillaume Jouan


Dans l’histoire de Miossec, Guillaume a été d’une importance capitale comme le raconte Christophe dans En Quarantaine. Leur rencontre (même s’ils se connaissaient déjà) a permis aux démos de Christophe de se transformer en chansons pleines de reliefs et de guitares folk nerveuses. J’ai eu la chance d’écouter la cassette de neuf morceaux enregistrée enn 1993 à Brest avec les moyens du bord et destinée à démarcher les maisons de disque. Même si l’album Boire, enregistré plus tard à Bruxelles, sonne mieux, plus fin (aussi grâce à la guitare de Bruno Leroux qui rejoindra le duo), on trouve déjà, en place, l’univers de Miossec sur cette cassette fondatrice déjà baptisée Boire. Il n'est pas étonnant qu'elle ait fait craquer Jean-Daniel Beauvallet des Inrocks, le premier journaliste à militer pour Miossec (Jean-Daniel intervient d'ailleurs dans le livre) et puis les gens de Pias qui s'empresseront de signer Miossec.

Le partenariat artistique Guillaume Jouan/Christophe Miossec durera six ans, avec deux autres albums à la clé, le fiévreux Baiser et le plutôt raté A Prendre. J’ai rencontré Guillaume alors qu’il jouait de la guitare avec la chanteuse belge Karin Clercq. Pendant la mini-tournée d’échauffement de Miossec avec Jean-Louis Piérot aux claviers et Robert Johnson à la guitare, je me souviens que Karine et Guillaume, qui jouaient en première partie, avait rejoint le trio pour un morceau de Boire (c'était à Plounéour-Trez). Plus tard, je revis Guillaume, toujours guitariste pour Karine Clercq qui ouvrait pour Louise Attaque, cette fois à Bruxelles. Mais c’est par téléphone que Guillaume m’a raconté ses années Miossec, son amitié avec Christophe et ses années passées sur la route, des années tout sauf ennuyeuses. Il faut dire que, selon Christophe, Guillaume est l’homme le plus drôle qu’il connaisse. Et Christophe s’y connaît… Les deux longs entretiens que j’ai menés avec Guillaume, espacés de quelques mois, ont été très utiles…

Depuis A Prendre, Guillaume a donc travaillé avec Karin Clercq sur ses deux albums, produit des disques pour les Acrobates, Dahlia, Le Petit Fossoyeur. Sur sa page myspace, il a mis en écoute quatre morceaux personnels, des instrumentaux assez rock et remuants qui laissent présager d’un virage assez surprenant. Allez, Guillaume, la suite...




PS Le visuel ci-dessus vient d’ailleurs de cette page myspace…

vendredi 17 août 2007

Jane Birkin


C’était le 2 décembre 2005 et Jane Birkin me recevait chez elle (un vrai musée personnel, rempli d’objets, de bibelots qu’on imagine porteurs de souvenirs) pour parler de sa rencontre avec Christophe, leur collaboration, etc. Elle était en train de préparer son premier album chanté (en grande partie) en anglais, le très pop Fictions (présence de Neil Hannon de Divine Comedy, de The Magic Numbers, etc.)

Avec beaucoup de tendresse, Jane revint sur les quelques chapitres de leur collaboration amicale. Elle me raconta ainsi comment elle avait été amenée à chanter les paroles des “Avalanches” écrites par Christophe pour son album A la légère (1999). Parmi ses travaux en tant que parolier, “Les Avalanches” occupe une place spéciale dans la carrière de Christophe : c’est le premier et un des plus réussis. Dans la carrière de Jane Birkin, A la légère marquait aussi un nouveau départ puisqu’il est le premier sans le grand Gainsbourg (dont elle me parla pendant un quart d’heure à ma grande joie).
Au cours de cette conversation échevelée, elle évoqua aussi la voix sexy de Christophe (le duo sur “Pour un flirt avec toi”), la Bretagne, le magazine le New Yorker, Deleuze, le cinéma, etc. Tout, bien sûr, ne se retrouve pas dans En Quarantaine. Une belle rencontre, un véritable cadeau. Il y en eut d’autres…

Valérie Leulliot


Elle ne figure parmi celles et ceux que j’ai interviewés (la collaboration avec Christophe s’est faite en même temps que l’on travaillait sur le livre) mais j’avais envie de revenir ici sur “Mon Homme blessé”, pour moi une des plus belles chansons de l’année, notamment grâce à ses terribles paroles signées Miossec. Une fois de plus, Christophe, en écrivant pour une femme, s’est surpassé. “Mon Homme blessé” ouvre le premier album solo de Valérie Leulliot, le beau Caldeira. Voici le clip réalisé par Bruno Ripoche.

Valérie Leulliot réalisé par Bruno Ripoche

Le clip de "Mon Homme blessé", chanson dont les paroles ont été écrites par Christophe.

jeudi 16 août 2007

Henri Calet



Christophe aime parler (pas forcément de lui, ça non) raconter, évoquer ses lectures. C’est aussi pour ça qu’écrire En Quarantaine a été un plaisir, parce qu’il a toujours un bouquin à conseiller. Grâce à lui, j’ai découvert la plume tendre, mélancolique et parfois cruelle de Henri Calet, écrivain au style incroyable d’économie qui figure dans le panthéon personnel de Christophe à côté d’un George Perros ou d’un Raymond Carver. C’est d’ailleurs à Calet que Christophe a emprunté la phrase « ne me secouez pas je suis plein de larmes » pour les paroles de "La Facture d’électricité".

Comptable devenu aventurier, fait prisonnier pendant la 2e guerre mondiale (il s’est évadé), collaborateur de Combat, Calet a été journaliste, a raconté la guerre (avant et après), fini par donner dans de drôles (au deux sens du terme) objets littéraires mêlant autobiographie, et observations… Christophe m’a conseillé Le Tout sur le tout parce que Calet y raconte la vie du 14e arrondissement parisien (où je réside). C’est un livre vraiment émouvant (même quand on ne connaît pas ledit arrondissement) qui donne envie de noter à chaque page une citation. Comme Monsieur Paul que Christophe aime encore plus.

On peut lire ici une biographie de Calet signée par la critique littéraire Pascale Arguedas :
http://perso.orange.fr/calounet/biographies/calet_biographie.htm

On trouve ici quelques reportages à Noirmoutier ou Monaco parus dans le Figaro Littéraire et les Nouvelles Littéraires (réunis dans Poussières de la route, paru aux éditions de la Dilettante en 2002) :
http://www.chroniques-nomades.net/pelemail/nomade/calet/chapo-calet.htm
De quoi goûter à la plume drôle et tendre de Calet, qui excellait à relever les petits faits de la vie.

Il y a deux ans, la correspondance entre Calet et Raymon Guérin aux éditions la Dilettante a été publiée. En guise d’amuse-gueule, quelques lettres écrites par Calet sont présentes sur le site de la Fondation La Poste, consacrée au patrimoine de la correspondance.
http://www.fondationlaposte.org/article.php3?id_article=307&id_secteur=1

Le mieux reste d’aller dans une librairie, tout est bon chez Calet, que ce soit les recueils de reportages (Contre l’oubli, Poussières de la route, etc.), les romans (Le grand voyage) et le reste – Le Tout sur le tout (quel titre), Monsieur Paul.

mardi 14 août 2007

Juliette Gréco et Gérard Jouannest


C’était le 19 janvier 2006. Dans un petit restaurant qui ne payait pas de mine (mais les odeurs qui émanaient des cuisines étaient alléchantes), j’ai rencontré Madame Juliette Gréco et Monsieur Gérard Jouannest (je les retrouvais à la fin de leur repas). Dès que je me suis retrouvé devant Juliette, je me suis rendu compte de la grande dame qu’elle est, tout en saisissant de manière immédiate que, elle, ça l’ennuyait qu’on lui montre du respect. On a bien ri pendant une demi-heure, en reparlant de la collaboration entre Christophe et le couple pour l’album Aimez vous les uns les autres ou bien disparaissez. A un moment, parlant de ses illustres collaborations (Gainsbourg, etc.) , elle me dit : « Les gens disent : Gréco ne chante des chansons que de gens connus. Je leur dis merde ». Et là, rien que pour moi, elle fait un bras d’honneur !Une grande dame donc, pleine d’humour et aimant le mot juste, doublée d’une éternelle gamine. Inutile de dire que dans En Quarantaine, son témoignage, très touchant, a facilement trouvé sa place.

Gérard Jouannest fut lui moins immédiatement loquace puis s’est détendu et a raconté sa manière de travailler avec Christophe puis les soirées passées à rigoler et à parler de Brel. A la fin de notre entretien, il me disait : « je ne sais pas s’il l’a compris mais j’aimerais bien composer pour lui ». Une poignée de mois plus tard, je sus par Christophe que que, justement, il avait demandé des musiques à Gérard. Celui-ci lui envoya des compositions jouées au piano et l’une d’elle devint “Trente Ans”, chanson à part, que ce soit au niveau du texte et de son classicisme musical, dans le répertoire de Christrophe… Déjà, un classique d’ailleurs retenu pour le Brest Of promis prévu le 15 septembre.

jeudi 9 août 2007

Printemps Noir


Dans l’histoire de Miossec, les quelques années d'existence de Printemps Noir ont été fondatrices. Ce groupe, le deuxième (et dernier) auquel il aura appartenu, est né à Brest en 1981 et a explosé deux ans après, quand deux de ses membres, Jean-Claude Herry et Loïc Briard, bassiste arrivé lors de la dernière année, se sont consacrés à Splassh.
Après Nanart Pavot, groupe à essai(s) et reprises formé en 1981 par Eric Cessou (basse, chant), Jean-Claude Herry (batterie) et Christophe (guitare), le trio décide de composer et reprend un nom d’ouvrage d’Henry Miller, Printemps Noir. Assez rapidement, Olivier Borel, copain de lycée de Christophe, rejoint le groupe et occupe la position de guitariste « lead », Christophe s’occupant de la rythmique. Jeune formation marquée par la new (ou cold) wave de l’époque, de The Cure à Wire, avec des textes plus ou moins chantés en yaourt et le look sombre qui va avec la musique, Printemps Noir a marqué l’histoire du rock brestois comme d’autres formations de l’époque (Electschlaffen, UV Jets, etc.) Le groupe a participé aux Transmusicales de Rennes (édition 1982) et aux Enfants du rock. Malheureusement, il n’existe aucun enregistrement (« studio » ou live) si ce n’est justement le passage que Michel Vuillermet et Alain Dister ont consacré au groupe, dans leur reportage de 52 minutes sur la scène brestoise pour les Enfants du rock, Le petit bleu de la rue de Siam. On y entend le groupe sur scène et en interview. Ainsi que les mamans des musiciens.
Dans En Quarantaine (dans lequels deux chapitres sont consacrés en partie au groupe), Christophe revient sur cette aventure musicale formatrice et désintéressée, complété par Eric Cessou, le chanteur et bassiste du groupe. S’y ajoutent les souvenirs d’André Guyormarch’, alias DD de D3, membre d’Electschlaffen (autre groupe de la scène) et illustre disquaire de Brest, ceux du photographe Richard Dumas.
Pour des images de Printemps Noir et mieux connaître le bouillonnement de la scène brestoise, fauchée mais héroïque, je ne peux que conseiller la lecture (donc l’achat) de 40 ans de rock à Brest, ouvrage collectif coordonné par Olivier Polard auquel plusieurs acteurs de la scène brestoise sur plusieurs générations (dont Bruno Leroux et Dédé de D3) ont contribué. Cet ouvrage m’a beaucoup servi, notamment à remettre Printemps Noir dans son contexte. En plus, avec ce volume largement illustré, une compilation est jointe avec dessus une chanson assez drôle de Matmatah avec Miossec (en live).

On peut trouver le livre sur le site de l’association la Blanche : http://lablancheproduction.free.fr/index.php?module=pagemaster&PAGE_user_op=view_page&PAGE_id=4&MMN_position=4:4

Olivier Polard, qui a coordonné le livre, m’a annoncé qu’une compilation de Félix Bagheera, (en gros l’Iggy brestois), est en préparation : Félix Bagheera is alive and well and living in Brest.